Gragnague

La commune de Gragnague se situe au nord est et à 15 Km de la métropole Toulouse, desservie directement par l'autoroute Toulouse - Albi.Entre Terre du Lauraguais et Vignoble du Frontonnais, les coteaux du Girou sauront, en effet, vous charmer par la beauté de ses vallons, ses lacs, ses sentiers de randonnées et ses villages authentiques.

Présentation

  • Habitants : les Gragnaguais.
  • Population : 1 788 habitants (population légale totale en vigueur à compter du 1er janvier 2017 - date de référence statistique : 1er janvier 2014. Source INSEE)
  • Superficie : 1304 hectares
  • Altitude : 146 m

 

  • Maire: Monsieur CALAS Daniel
  • Délégués à la C3G: Monsieur CALAS Daniel, Madame GUILLOTREAU Liliane, Madame RUDELLE Brigitte
Gragnague

Historique

L'histoire de notre commune a, pour son origine ancienne, des points communs avec celle de Lavalette. En 1247, l'évêque de Toulouse concède le fief de Gragnague à Bertrand Mauran. En 1247, Jean de Nogaret, qui règne déja sur Lavalette , acquiert la seigneurie. A l'origine, la famille des NOGARET avec le premier ancêtre connu : Jacques de NOGARET, seigneur de Marquefave, anobli en 1372, et qui avait épousé Vitale de GARRIGUES qui lui avait apporté en dot les seigneuries "de Gragniague (ancienne orthographe) et de Roqueserrière". Un descendant Pierre de NOGARET partagea avec son frère Bertrand en 1405 (cf. l'histoire de Lavalette) la succession de leurs parents et reçut pour sa part lesdites seigneuries à la condition de payer à Arnaud d'AURIVAL, mari de leur soeur : Marguerite, le reliquat de la dot de celle-ci demeuré impayé. Le fils de ce Pierre fait hommage des seigneuries à l'archevêque de Toulouse en 1454 et 1473.
Son petit-fils Pierre meurt en 1531 et l'on connaît son arrière petit-fils Philippe qui fait en 1562 un testament contenant une clause qui est bien de l'époque, car il charge son héritier de payer mille livres pour la rançon d'un Pierre de NOGARET (un parent sans doute) chevalier de St-Jean de Jérusalem, qui est prisonnier des Turcs.

Bien plus tard en 1673 on trouve encore un descendant Charles, cadet aux Gardes Françaises, mais qui semble être le dernier d'une famille qui s'éteint avec lui.
Entre temps la seigneurie et une partie de la justice furent vendues en 1563 et 64 à Raimond de BERAIL, baron de Belcastel. Il faut surtout se souvenir que l'histoire de cette seigneurie est dominée par celle de la famille DESPLATS, car son représentant Bernard, "maître des ports et passages", avait acquis partie des droits seigneuriaux dès 1577 (Les DESPLATS ont possédé le grand et bel immeuble au n° 45 de la rue des Tourneurs à Toulouse pendant 170 ans jusque vers 1739). Son descendant Jean Pierre meurt en 1651 mais il laisse une fille Jeanne qui va épouser Jean de CAULET. Ce dernier hérite avec elle et de la seigneurie de Gragnague et de la charge de Président à mortier du Parlement de Toulouse qui était celle de son beau-père.
Cette famille est, en effet, une famille de parlementaires où l'on succède aux charges tenues par le père et c'est ainsi que le fils de Jean de CAULET, Guillaume, devient lui aussi Président à mortier en 1679 (il acquiert de plus la seigneurie de Gramont en 1705) - A son tour son fils Joseph a la même charge mais il meurt assez vite en 1742. Le dernier des CAULET, Tristan de CAULET, marquis de Gramont et capitoul de 1782 à 1790, sera emprisonné au moment de la Terreur et mourra dans sa prison..
Pour la petite histoire, indiquons qu'à Toulouse et à proximité des Ponts Jumeaux, les de CAULET avaient fait bâtir un charmant immeuble, "une folie" entouré d'un parc avec des arbres d'essence rare.

Jean de CAULET et surtout son fils s'employèrent à faire décorer la bâtisse que l'on appelait "le petit Gragnague". Ce "petit Gragnague" vendu en 1752 à François Joseph de PORTE-PARDAILHAN puis à un marchand de bois : Dominique ROQUE, a été le théâtre d'une partie des combats les plus âpres et les plus sanglants de la bataille de Toulouse en 1814 :les Anglo-Portugais voulaient, en effet, franchir le canal dans les parages - ce canal qui formait barrière et qui avait été renforcé par des palissades. Les assaillants furent repoussés plusieurs fois dans la journée et ne purent dépasser cet obstacle.
Le "Petit Gragnague" en partie défiguré est actuellement le siège d'une école maternelle et de divers services.

Coordonnées

15 place Bellegarde, 31380 GRAGNAGUE

Tél : 05 62 79 97 97 | Fax : 05 62 79 97 90
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Horaire d'accueil du public:
Lundi: 14h00 à 19h00
Mardi: 14h00 à 18h00
Mercredi: 14h00 à 18h00
Jeudi: 09h00 à 12h30 et 13h30 à 19h00
Vendredi: 14h00 à 18h00

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