Roquesérière

Présentation

  • Population : 749 habitants (population totale légale en vigueur à compter du 1er janvier 2017 - date de référence statistique : 1er janvier 2014. Source INSEE)
  • Habitants : les Roquesérièrois et Roquesérièroises
  • Superficie : 1 064 hectares
  • Cours d'eau : ruisseaux de Callaret, Caoulère, Prat-Vassal, Rioudoque, Rossignol, Marignol, Fondvielle et d'En Seaux
  • Altitude : 170 m
  • Origine possible du nom : du latin « cereria » et « sererio » en patois, qui signifie cerise

 

  • Maire: Monsieur MIQUEL Jean-Claude
  • Délégués à la C3G: Monsieur Jean-Claude, Monsieur GENEVE Jean-Louis
Roquesérière

Historique

La fondation de Roquesérière

Des vestiges gallo-romains trouvés sur le territoire de Roquesérière attestent de la présence d'hommes et d'exploitations agricoles, dès cette époque, dans notre Commune, notamment au Château, au Serret et à Salle Haute.

Dès le Xème siècle, des moines de l'abbaye de Moissac s'installent en ce lieu très proche de la voie reliant Toulouse à Albi et par lequel passe un chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Ils défrichent les bois, construisent une église qui est entourée d'une ceinture d'habitations. Plus tard, un « fort », logement du baron, est édifié avec tour, bastions et guérites ; ainsi qu'un fossé avec un pont-levis pour défendre l'ensemble des constructions (le castrum).
Dès le début du XIIIème siècle, la Seigneurie de Roquesérière relève sans doute des Comtes de Toulouse. En 1271, elle est rattachée à la Couronne, puis s'en trouve bientôt séparée au profit de Raymond d'Alton. Un siècle plus tard, en 1390 ; elle appartient à Arnaud de Caraman. Dans la seconde moitié du XVIème siècle, Maffre de Janin en est le seigneur, en tant que baron de Roquesérière de la Soulade. Ensuite, la seigneurie est la propriété des de Clarac dont le dernier devient, en 1782, le seigneur de Buzet, Bessière, Montastruc, Gémil, Roquesérière et Montjoire.
Au XVIIIème siècle, le fort est entièrement démoli et les fossés sont comblés. Le château, construit en 1454 par le capitoul Pierre de Nogaret, tombe en ruine et est abandonné par ses héritiers. A son emplacement, une maison moderne porte, en souvenir, le nom de « Château ».

L'église, quant à elle, est un des rares édifices religieux qui ait été conservé presque entier, dans ses formes primitives, depuis près de sept siècles, dans notre région.
Aujourd'hui, l'urbanisation de la Commune est facilitée par la proximité de l'autoroute Toulouse-Albi, mais reste modérée afin de préserver la ruralité du cadre.

Roquesérière pendant la guerre

La localité ne figure pas dans l'histoire des événements de la Croisade contre les Albigeois « l'hérésie cathare ». Toutefois, en 1304, quelques habitants ayant adhéré aux théories albigeoises sont poursuivis, jugés en « sermon public » et condamnés à la peine de la croix ou à de la prison.
Pendant la guerre de Cent Ans, Roquesérière souffre de la présence des troupes à entretenir.
Au XVIème siècle, lors des guerres de Religion, la seigneurie est la propriété du baron de Cadalen et, comme toutes les localités voisines, supporte les sévices des Protestants qui, en passant enlèvent bestiaux et vivres et mettent l'église au pillage.
Au XVIIème siècle, la Communauté est de nouveau contrainte de loger et d'héberger des troupes qui, indisciplinées, saccagent à diverses reprises les maisons des consuls.
Au milieu du XVIIIème siècle, le curé écrit cette triste phrase « la paroisse est pauvre ; la plus grande partie du fonds est en bois et bruyères, ou en terre qui peut à peine produire de l'avoine. »
Pendant la Révolution, Roquesérière fournit un important contingent de membres à la Société Populaire de Montastruc « Les Amis de la Constitution » qui a pour but de grouper, instruire, éduquer et informer les Patriotes de la région. L'abbé TAVERNE, curé de Roquesérière, en est plusieurs fois le président. Il écrit plusieurs ouvrages, notamment « Essais sur les Devoirs de Citoyen » et « Homélie sur le mariage des Prêtres ». Il renonce à l'état ecclésiastique et se marie le 4 décembre 1793. Il meurt en 1808 à l'âge de 61 ans.
En ce qui concerne les guerres de 1914-18 et 1940-45, le Monument aux Morts de Roquesérière, édifié en 1920, atteste de la contribution de ses habitants à la défense de la Patrie.

Les batîments de Roquesérière
L'EGLISE SAINT-PIERRE

Sur le territoire de Roquesérière s'élevaient, paraît-il, au XIIIème siècle, l'église de Belmont, dont on ignore l'emplacement, celle de Saint-Salvadou et l'église Saint-Pierre. Cette dernière est, à l'origine, la chapelle des moines venus de Moissac. Il ne subsiste du bâtiment du Xème siècle que le porche, orné de deux colonnes sur chacun de ses côtés, surmontées de chapiteaux romans dont certains sont restaurés et représentent des personnages et des motifs floraux. L'église a conservé l'aspect très étroit d'une chapelle alors que le chœur est beaucoup plus large. Le clocher est en forme de tour carrée, à trois étages, percée sur chaque face de fenêtres avec tailloir, et surmonté d'une flèche quadrangulaire qui date de la fin du XVIIIème siècle. Dans le clocher, se trouve une cloche datant de 1724.
A l'occasion de la fête de Roquesérière, le 26 juillet, les villageois organisent la traditionnelle procession de Sainte-Anne.

L'ANCIEN PRESBYTERE,

maison de brique et galets, est construit en 1863. Un fronton triangulaire orne la porte d'entrée. A la mort du dernier curé, Louis Madon, en 1993, elle est partiellement rénovée et devient la Maison des Associations. Une réhabilitation totale est entreprise en 2006 et les services administratifs de la Mairie s'y installent.

L'ANCIENNE ECOLE,

bâtiment de brique et galets, est construite en 1883 et abrite aussi le logement de l'instituteur. La mairie prend également place dans le bâtiment et y restera jusqu'en 1959.
Depuis 1986, il abrite la garderie et la cantine de l'école maternelle qui lui est contiguë et qui porte le nom de Marthe Tricoire, institutrice de 1936 à 1961.
En 2001, une partie de l'étage est convertie en bibliothèque municipale.

LA MAIRIE

est transférée en 1959 dans le bâtiment actuel, Grande Rue Tolosane et est entourée de magnifiques cèdres.

Coordonnées

2, Place de l'Église, 31380 ROQUESERIERE

Tél : 05 61 84 22 22 | Fax : 05 61 84 66 74
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Horaires d'accueil du public :
Lundi - jeudi : De 9h30 à 12h et de 16h à 19h30

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