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Villariès

la Bastide de Monte-Vellardo

Villariès
À l’origine, le village est installé entre deux ruisseaux (le Capitaine et le Limouzy ou de Gourmaury). De forme circulaire, il est entouré de murailles pour former un fort dont l’entrée se situait au Sud (près de la Fontaine), sécurisée par une lourde porte. Le chemin de Ronde est la fondation des murs de protection démolis. Villaries, au XIè siècle a été formé autour de trois églises :

• La Chapelle bénédictine de Notre Dame de la Consolation (XIè siècle), démolie en 1882, est la base de la Sauveté. Elle occupe le Nord de l’enceinte, aujourd’hui matérialisée par une croix des rogations ;

• L’église paroissiale Saint-Julien, fondée par les Bénédictins de l’abbaye de Saint-Théodard au XIè siècle.

• Le prieuré de Notre Dame de Pinel de l’Ordre de Grandmont (vers 1167-1790).

Au XIIIè siècle, le Comte de Toulouse réorganise le Nord du Comté en créant des Bastides sur des villages déjà existants et donne en paréage (seigneurie religieuse et justicière). La Bastide Monté-Vellardo s’appelera Villareriis puis Villaries et les religieux de Notre Dame de Pinel en deviendront les Seigneurs (avant 1226).

Les chemins

La route de Toulouse n’existait pas – La Route Mouzzaguèze est une voie romaine et de pèlerinage. À la fin du XVIIIè siècle, Loménie de Brienne ordonne l’alignement  des rivières et la construction de routes directes et empierrées vers Villemur, Fronton, Montastruc ou comme le Chemin de Cologne à Lavaur  actuelle route de Bouloc. Il est nécessaire d’acheter des terrains, d’indemniser les propriétaires, de vendre les chemins inutilisés comme celui du Touron. Cela nécessite de nombreuses années de transactions et de procès. Le pont du Girou ne sera fini qu’en 1841.  La route de Bessières sera fonctionnelle,  celle  de Castelmaurou à  Cépet sera lancée dans les années 1850.

Croix de fer : 1882

Dans l’ancien Village à la place de l’entrée de la Chapelle Notre Dame de la Consolation, croix de rogations (processions pour demander de bonnes récoltes, ce sont souvent les confréries importantes qui les financent).

Pigeonnier

A l’origine, seuls les seigneurs (ou les ecclésiastiques) avaient le privilège de posséder un colombier à condition qu’ils aient au moins 50 arpents de terres labourables. Les pigeonniers sur arcades sont de véritables monuments de 10 à 12 mètres de hauteur. La caisse de ces pigeonniers est supportée par des piliers et voûtes en maçonnerie. Les toitures ne sont pas uniformes. Recouvertes de tuiles plates ou d’ardoise, elles sont soit à clocheton soit pyramidale soit de type «pied de mulets». Sa capacité pouvait avoir 60 à 80 nids. 

Chêne de Sully

Pourquoi le chêne de Sully... la tradition orale qui manque souvent de modestie nous dit que Sully est venu à Villariès et aurait attaché son cheval au chêne. Sully (1559-1641) ministre d’Henry IV a redressé les finances du royaume après les guerres de religions en créant notamment un édit qui s’appellera «la paulette» sur les fermiers généraux. Et comme il a fallu reboiser le pays, il exigea que les seigneurs plantent sur la place publique un arbre symbole de la justice. Ces arbres, souvent des ormeaux ont disparu. À Villariès c’est un chêne qui a été choisi, il résiste encore malgré son grand âge.

Four à pain : 1870

Dans les campagnes un petit four artisanal en forme de dôme servait à cuire le pain. Anciennement chaque ferme possédait son four à pain. A l’époque féodale et selon les régions le four à pain était parfois un privilège de seigneur dont il tirait profit en prélevant une taxe sur chaque cuisson (appelée banalités).

Pont à bascule

Utilisation par les habitants en attendant la construction d’un pont bascule municipal.

Église paroissiale Saint-Julien

Fondée par l’abbaye bénédictine de Saint Théodard, récupérée par l’abbaye de Saint-Sernin après 1080,  cédée au Prieuré de Notre Dame de Pinel (Ordre de Grandmont) vers 1220. Style toulousain : clocher mur, entrée principale : au Sud. Reconstruite de 1509 à 1530 puis après en 1570. Au milieu du XIXè siècle : création de la voûte, élévation du clocher. Début XXè siècle : Réaménagements, création d’une porte frontale et de chapelles latérales. Les vitraux sont signés de l’atelier Gesta de Toulouse.

Musée

Les locaux aménagés occupent les anciennes dépendances de l’Eglise. L’Association Archéologique a mené des chantiers de Fouilles sur le Prieuré de Notre Dame de Pinel (disparu à la Révolution) et toutes ses  annexes : briqueterie, captage de source. À Vacquiers sur un Habitat Rural Médiéval (XIIIè) à Montjoire sur des silos à Grains (XIIIè - XVIè). Le Musée présente toutes ses études (1978 à 2013), remis dans le contexte local, de la Préhistoire à nos jours.

Renseignements

COMMUNE DE VILLARIÈS

Mairie de Villariès - 2 rue de la Mairie, 31380 Villariès

Tél : 05 61 84 98 90 | Fax : 09 72 39 44 48
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